Les membres de la société arboricole de Woustviller disposent d’un merveilleux verger collectif. Ce coin de paradis est situé sur les hauteurs à l’ouest du village : on y accède depuis la D674 qui va à Ernestviller par la petite route qui mène à la Ferme du Chambourg.

Eau de vie et jus de pomme

La société arboricole locale compte en tout quelque 70 membres., tandis que le verger collectif, créé en décembre 1994, est aux mains de 40 sociétaires qui gèrent chacun de cinq à 10 arbres fruitiers. Le terrain de 70 ares est sous bail avec la commune.Bien qu’un puits soit présent, un branchement sur le réseau d’eau a été réalisé. Un bâtiment en dur permet d’accueillir des réunions, de ranger le matériel d’entretien ; un local voisin est équipé d’un four à pizzas-flamms. L’ensemble est clôturé, a belle allure et sert de temps à autres à des barbecues d’associations et groupes.

Samedi soir, lors de l’inauguration des portes ouvertes, l’équipe du président Bernard MULLER a présenté aux personnalités et délégués d’autres syndicats un verger en très bonne forme. Les 299 arbres portent déjà de nombreux et beaux fruits de toutes variétés anciennes et nouvelles en pommes, mirabelles, prunes, poires, raisins… Les récoltes reviennent aux sociétaires qui peuvent conserver leurs fruits en chambre froide. Une partie va à la consommation directe, à la distillation d’eau-de-vie et à la fabrication de jus de pomme.

Démocratiser et transmettre

Précisément, lors de la visite sur le terrain, le président de l’Union arboricole départemental, Jean-Paul Fruvost, a rappelé la nécessite de limiter au minimum les traitements chimiques et de privilégier les traitements phytosanitaires naturels. Ses autres commentaires, toujours judicieux et parfaitement étayés, porteront également “leurs fruits”. Sous le chapiteau blanc dressé dans la cour du verger, les conseillers généraux, Jean Karmann et Alex Staub, ainsi que Sonya Cristinelli-Fraiboeuf ont pris la parole pour féliciter les arboriculteurs de leur travail de défense et de transmission d’un savoir faire traditionnel en milieu rural.

Source : RL du 31 juillet 2013